Le président de la Fed à Sintra : "La priorité reste la stabilité des prix"
Kevin Warsh réitère que le retour de l'inflation à la cible 2% conditionne toute évolution de la politique. Mais les données emploi donnent de la marge.
Données emploi US décevantes, BCE hawkish à Sintra, dollar en recul : le contexte macro bascule.
Les créations d'emplois US en juin ressortent à 110-114K, bien en dessous des 172K de mai. Le ralentissement est net, même en incluant les emplois temporaires liés à la Coupe du Monde co-organisée par les US.
Le marché a réagi immédiatement : le dollar recule, les actions européennes s'envolent (Stoxx 600 +0.57%), et les probabilités d'un hike Fed en 2026 se réduisent significativement.
La donnée a été avancée d'un jour (publiée jeudi au lieu de vendredi) à cause du jour férié du 4 juillet. C'est le premier signal clair que le marché de l'emploi US commence à ralentir après des mois de surprises haussières.
En parallèle, la BCE reste hawkish à Sintra : les officiels signalent une approche prudente sur les futures baisses de taux. Les yields obligataires européens remontent. Le président de la Fed Warsh confirme que la stabilité des prix reste la priorité.
Kevin Warsh réitère que le retour de l'inflation à la cible 2% conditionne toute évolution de la politique. Mais les données emploi donnent de la marge.
Les investisseurs réduisent leurs attentes de cuts BCE. Les Bunds se tendent. L'écart avec les Treasuries se réduit.
Le DAX +0.85%, le CAC +0.85%. L'Europe bénéficie de la rotation hors tech et des mesures de relance allemandes.
Brent sous $72. La combinaison discussions de Doha + données emploi décevantes (demand signal) pèse sur les prix.
Le NFP décevant est la meilleure nouvelle possible pour les marchés. Assez faible pour éloigner le spectre d'un hike Fed, mais pas assez pour signaler une récession. Le "Goldilocks" revient brièvement.
Attention cependant : la BCE reste hawkish, les yields européens montent. Le différentiel de politique monétaire (Fed potentiellement en pause vs BCE qui ne coupe pas) va reshaper les flux devises et actions au T3. L'Europe a une fenêtre d'attractivité relative.